Les violences à caractère sexuel en temps de pandémie :  même à distance, elles sont inacceptables.

Une nouvelle étude pancanadienne* montre que 11 % des étudiantes de niveaux collégial et universitaire ont subi des violences sexuelles dans le cadre de leurs études postsecondaires, comparativement à 4 % des étudiants. Durant la pandémie, l’utilisation plus fréquente d’internet augmente les risques de sollicitation à des fins sexuelles en ligne et de cyberviolence sexuelle.

Voici quelques exemples de cyberviolence à caractère sexuel :

  • Envoyer à quelqu’un une photo de nature sexuelle d’une personne sans son consentement ou la publier en ligne, même si la photo disparaît après quelques secondes comme sur Snapchat.
  • Menacer une personne de publier des images ou vidéos de nature sexuelle d’elle si elle ne fait pas ce qui est demandé (« sextorsion »).
  • Envoyer des messages négatifs ou harcelants, des menaces ou des insultes de nature sexuelle.

Que pouvez-vous faire pour vous protéger et protéger les autres?

  • Utilisez la technologie de façon sécuritaire. Si vous voulez envoyer des sextos, vérifiez premièrement que l’autre personne est d’accord. Le consentement est important, même en ligne!
  • Ne donnez pas d’information personnelle en ligne (votre adresse, numéro de téléphone, etc.)
  • Les personnes de l’entourage ont un rôle important à jouer. Si une personne que vous connaissez est victime de cyberviolence, soyez-là pour l’écouter et la soutenir sans jugement. Référez-la vers le Bureau de prévention et de résolution du harcèlement (BPRH) et les Services aux étudiants (SAE) de l’ÉTS.
  • Si une photo ou une vidéo de nature sexuelle de la personne qui subit la cyberviolence circule, parlez-en à une personne de confiance et ne la partage pas. N’oubliez pas que partager des photos ou des vidéos de nature sexuelle d’une personne sans son consentement est interdit par la loi au Canada.
  • Visitez la Campagne « Je fais la différence pour ma santé mentale » pour vous sensibiliser aux enjeux  entourant la cyberviolence à caractère sexuel et entamez la conversation avec votre entourage.

Source : Tracons-les-limites.ca

* Données publiées par Statistique Canada. L’enquête a été réalisée en 2019  et couvre les 12 mois précédant l’enquête de l’agence fédérale.

Sandra Legagneur, Ph.D
Psychologue, conseillère en aide et soutien à l’apprentissage
Service aux étudiants